Actions mondiales Ìý | Vert clair | - La perspective risque/rendement des actions mondiales nous semble attrayante. Un atterrissage en douceur de l’économie des États-Unis est devenu nettement plus probable. Le ralentissement de l’inflation a atténué une menace majeure pour l’expansion économique et la valorisation des actifs, tandis que les tensions sur les marchés du travail pourraient continuer à soutenir la croissance solide des dépenses des ménages.
- À l’exception d'une petite poignée d’actions états-uniennes, les valorisations des actions mondiales sont relativement justes. On notera que les estimations de bénéfices sont orientées à la hausse, notamment en dehors des secteurs liés aux matières premières.
- Les risques pesant sur l’activité mondiale sont toujours présents dans le sillage des tensions bancaires et des effets retardés du resserrement monétaire mondial significatif depuis début 2022.
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Actions états-uniennes | Vert clair | - Nous préférons l’indice S&P 500 équipondéré à l’indice par capitalisation boursière, où les valorisations sont dans le dernier quintile de leur fourchette sur 10 ans.
- Au niveau sectoriel, les révisions de bénéfices ayant une large base, cela se traduira selon nous par une amplification de la performance sur le marché des actions états-unien.
- Du point de vue de la capitalisation boursière, les actions états-uniennes sont relativement onéreuses depuis longtemps, et elles sous-performeraient probablement si les économies en dehors des États-Unis repartent à la hausse.
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Actions des marchés développés hors États-Unis | Gris | - Les actions des marchés développés hors États-Unis présentent des valorisations attrayantes, mais elles sont aussi très cycliques. La situation est très contrastée d’un marché développé à l’autre, selon l’orientation politique nationale et le degré de vulnérabilité aux vents contraires extérieurs.
- L’amélioration globale des politiques de rémunération des actionnaires a renforcé l’attrait des actions japonaises. Par ailleurs, les données macroéconomiques du Japon sont meilleures que dans la plupart des autres régions, et le pays bénéficie du transfert des chaînes d’approvisionnement en dehors de la Chine, notamment dans le secteur de la fabrication des semi-conducteurs.
- Les valorisations et les bénéfices restent relativement favorables aux actions européennes. Cependant, l’Europe est plus vulnérable au ralentissement de l’activité manufacturière mondiale. En outre, la BCE s’est engagée à ramener ses taux directeurs à des niveaux très restrictifs, ce qui devrait limiter le potentiel d’expansion des multiples et le rythme de la croissance.
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Actions des marchés émergents (hors Chine) | Vert clair | - D’une manière générale, les actions des marchés émergents se sont dépréciées davantage et ont fait l’objet de révisions à la baisse des prévisions de bénéfices plus importantes au total que les actions des marchés développés. Selon nous, cela limitera le potentiel de sous-performance relative par rapport aux actions mondiales.
- Nous anticipons un redressement du cycle manufacturier mondial à la faveur d’une hausse de la demande finale dans les pays développés. Les dépenses en lien avec l’IA pourraient soutenir les exportateurs de semi-conducteurs asiatiques, qui sont fortement pondérés sur les marchés émergents en dehors Chine.
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Actions chinoises | Gris | - Le rebond de l’économie chinoise s’essouffle. La hausse de la consommation impulsée par la réouverture du pays est compensée par la faiblesse persistante du secteur immobilier, qui représente un pan important de l’économie chinoise.
- Bien que la politique de la Chine ait évolué dans une direction favorable à la croissance (abandon des mesures zéro COVID-19, soutien accru au secteur immobilier et fin de la campagne réglementaire contre les exploitants de plateformes en ligne), un soutien politique supplémentaire à l’activité industrielle, à la consommation et au marché immobilier sera peut-être nécessaire pour améliorer le sentiment et retrouver une dynamique de croissance.
- Nous surveillons de près les tensions géopolitiques entre la Chine et les États-Unis, notamment dans le domaine des semi-conducteurs, de même que les relations entre la Chine et la Russie, qui font peser des risques extrêmes sur la performance opérationnelle et les valorisations.
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Duration mondiale | Gris | - Les obligations à long terme jouent un rôle important dans les portefeuilles équilibrés afin de se couvrir contre le risque de baisse du cycle économique. Les rendements devraient être volatils et contenus dans une fourchette, sur fond de bons résultats enregistrés par les marchés du travail et d’économies résilientes, face au fait que les cycles de resserrement monétaire des banques centrales en sont à un stade avancé et que la désinflation commence enfin à s’installer.
- L’engagement des banques centrales à maintenir leur politique monétaire restrictive et leur réticence à faire marche arrière alors que l’inflation est supérieure aux objectifs devraient maintenir les courbes des rendements relativement stables jusqu’à ce qu’une contraction de l’activité économique ait lieu.
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Obligations états-uniennes
| Gris | - La Réserve fédérale pourrait être sur le point d’adopter une politique monétaire suffisamment restrictive, et prévoit de maintenir sa politique très restrictive jusqu’à ce que l’inflation ralentisse significativement dans le secteur des services, qui dépend du marché du travail. Un nouveau tour de vis monétaire serait probablement très progressif et présupposerait une activité qui soit restée soutenue. La probabilité du moindre assouplissement en 2023 nous semble faible.
- Nous sous-pondérons les obligations du Trésor indexées sur l'inflation en raison de la baisse de l’inflation et de la résilience de l’économie, qui exercent une pression haussière sur les rendements réels.
- Cela dit, les bons du Trésor états-unien restent l’actif refuge le plus incontournable du monde. Si nous nous trompons au sujet de la résilience économique, la Fed a une marge de manœuvre suffisante pour assouplir sa politique monétaire via des baisses de taux et les investisseurs internationaux se tourneront naturellement vers les Treasuries.
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Obligations des marchés développés hors États-Unis | Gris | - La Banque centrale européenne s’est engagée à procéder à un resserrement monétaire suffisant pour ramener l’inflation à ses objectifs, même si la croissance s'essouffle sur l’ensemble du continent, y compris dans les principales économies. Le taux directeur doit encore augmenter, les responsables de la BCE prévoyant que la forte croissance des salaires nominaux et la faible productivité maintiendront durablement l’inflation au-dessus des objectifs.
- La Banque d’Angleterre a admis que le durcissement de sa politique monétaire jusqu’à présent ne compromettrait probablement pas l’expansion économique, et que les risques pesant sur l’inflation étaient orientés à la hausse. L’augmentation récente de l’ampleur des hausses de taux indique que la Banque d’Angleterre est disposée à agir avec plus de force pour contrer la croissance élevée des salaires et l’inflation, ce qui devrait aider à contenir les anticipations d’inflation.
- L’élargissement de la fourchette de contrôle des rendements opéré par la Banque du Japon représente selon nous un jalon important dans l’optique d’une campagne de resserrement monétaire. Nous pensons que la politique monétaire, probablement, sera encore corrigée face à l’amélioration de la croissance des salaires et à l’inflation plus élevée que prévu.
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Dette investment grade (IG) des entreprises états-uniennes | Vert clair | - Nous pensons que la dette d’entreprise IG de maturité proche est particulièrement intéressante compte tenu de l’aplatissement de la courbe des rendements et des opportunités de revenu considérables. Ce positionnement est cohérent avec notre conviction selon laquelle bien que les risques pesant sur la croissance aient augmenté, l’économie restera résiliente à court terme.
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Dette à haut rendement des entreprises états-uniennes | Gris | - Dans la mesure où nous pensons que les risques macroéconomiques sont relativement faibles à court terme et que les facteurs techniques restent solides, le haut rendement faire miroiter une performance totale séduisante (8,5% d’après l’indice).
- Sachant que leurs spreads par rapport aux Treasuries et aux obligations investment grade sont assez ténus, les titres à haut rendement représentent avant tout des actifs de portage plutôt que des opportunités d’appréciation. Nous surveillons de près la hausse des taux de défauts et les indicateurs avancés pour gérer notre positionnement.
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Dette émergente
Dollar
Monnaie locale | Ìý Vert clair Gris | - Nous sommes optimistes à l’égard des obligations émergentes libellées en dollars en raison de l’opportunité de portage associée, de la baisse de la volatilité des taux d’intérêt et des faibles taux de défauts.
- Les obligations émergentes en monnaie locale n’affichent pas un portage très attrayant par rapport aux Treasuries à l’aune de leur historique sur cinq ans, et bien qu’il existe des opportunités de duration intéressantes en Amérique latine, ce n’est pas le cas pour les sociétés européennes et asiatiques.
- Les crédits asiatiques ne sont pas particulièrement attrayants car les valorisations sont à peu près justes et les risques liés au marché immobilier chinois restent élevés.
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Dette souveraine chinoise | Gris | - Les obligations chinoises sont passées d’un rendement élevé à un rendement faible par rapport aux emprunts d’État des grandes économies, ce qui en a quelque peu terni l’attrait.
- Mais ces titres souverains voient leur attrait renforcé par leurs caractéristiques défensives, une qualité rare dans l’univers des titres des marchés émergents, et par leur faible bêta par rapport aux indices obligataires mondiaux.
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Marché des changes: | Ìý | - Il nous semble que nous soyons passés à un environnement dans lequel l’USD évolue dans une fourchette. Les pressions baissières sur un dollar surévalué à l’approche de la fin du cycle de resserrement monétaire de la Fed limiteront son potentiel de hausse en l’absence d’une récession mondiale, ce qui n’est pas notre scénario de base. Toutefois, une baisse du dollar pourrait être limitée par la surperformance relative de la croissance économique des États-Unis par rapport aux autres grandes régions, et par le portage attrayant des positions en USD comparé aux autres devises du G10. Le yen japonais est notre devise préférée compte tenu de ses valorisations bon marché, du resserrement monétaire orchestré par la Banque du Japon et de ses propriétés de couverture. Certaines devises émergentes, à l’image du peso mexicain, devraient surperformer des devises du G10 comme le yuan chinois ou le dollar néo-zélandais du fait de leur portage attrayant.
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