Esclave Ă 19 ans
Des prédateurs ont utilisé les réseaux sociaux pour la contraindre à un trafic sexuel à San Diego.

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Des prédateurs ont utilisé les réseaux sociaux pour la contraindre à un trafic sexuel à San Diego.
Je n’avais aucune idée de l’ampleur de ce qui se passe chez nous ni de la façon dont les réseaux sociaux ont transformé les stratagèmes dont usent les prédateurs pour cibler leurs victimes.
Agir
La cliente était déterminée à agir pour lutter contre la traite des êtres humains. Et elle n’était pas seule.
Chris Marsh et une Ă©quipe ont commencĂ© Ă rencontrer d’autres personnes: des experts de l’Âé¶ąÉç Optimus Foundation (Âé¶ąÉç-OF), des philanthropes, des organisations Ă but non lucratif locales, des reprĂ©sentants du gouvernement et d'Ă©colesĚý– un large groupe d’individus bien dĂ©cidĂ©s Ă en faire plus pour apporter leur aide. «C’était fantastique, de nombreuses personnes se sont manifestĂ©es, dĂ©sireuses d’investir de toutes les manières possibles pour avoir un impact», raconte Chris Marsh.
L’Âé¶ąÉç-OF a travaillĂ© avec des experts et des chercheurs universitaires pour dĂ©velopper de bonnes pratiques et les partager avec la communautĂ©, et mettre en place une approche locale. Le bureau du procureur de district du comtĂ© de San Diego nous a aidĂ©s Ă saisir les aspects de l’offre et de la demande de cette Ă©conomie souterraine et Ă concevoir un programme de prĂ©vention. Plusieurs organisations Ă but non lucratif se sont rĂ©unies pour partager leur expertise et identifier comment, en travaillant ensemble, faire davantage bouger les choses.
Des philanthropes privĂ©s ont offert des ressources (pas seulement un soutien financier) et ont aidĂ© Ă Ă©laborer un plan stratĂ©gique couvrant les 753ĚýĂ©coles publiques du comtĂ©, afin d’apprendre aux Ă©lèves Ă mieux se protĂ©ger et protĂ©ger leurs camarades. «De nombreuses personnes ont uni leurs forces pour donner vie Ă ce projet», prĂ©cise Chris Marsh.
Briser les mythes
La National Human Trafficking Hotline enregistre en moyenne 150Ěýcas par jour et on estime qu’entre 100Ěý000 et 300Ěý000Ěýenfants risquent d’être victimes de trafic Ă destination des États-Unis4. D’après le FBI, San Diego figure parmi les 13ĚýcomtĂ©s oĂą la prostitution enfantine est la plus forte aux États-Unis5. Ă€ San Diego, le trafic sexuel gĂ©nère environ 810ĚýmillionsĚýUSD par an6.
Dans une Ă©tude portant sur 20ĚýĂ©coles secondaires rĂ©parties dans le comtĂ© de San Diego et dans les diffĂ©rentes zones de revenus, le personnel de chaque Ă©cole a confirmĂ© que des trafiquants recrutaient des Ă©lèves7. Pour accĂ©der Ă leurs victimes, les trafiquants utilisent les rĂ©seaux sociaux, les plateformes Internet publiques, ainsi que les membres de leur famille ou leurs amis.
Ă€ San Diego, 80% des victimes de trafic sexuel sont nĂ©es aux États-Unis8 et l’âge moyen d’entrĂ©e est de 16Ěýans9. Les enfants placĂ©s en famille d’accueil, les jeunes de la communautĂ© LGBTQ, les fugueurs et les enfants victimes de violences familiales ou vulnĂ©rables courent le plus de risques.